|
LA SPÉCULATION DANS LES MARCHÉS FINANCIERS INTÉGRÉS INTRODUCTION PAR JEAN-FRANÇOIS DE LE COURT 17 octobre 2000
|
|
Que disent les Conciles et l'histoire de l'Eglise ? -Le
concept d'usure :Benoit XIV « Vix pervenit « 1745 AC «
Le péché d'usure est de vouloir qu'en vertu d'un prêt,
il soit rendu d'avantage que ce qui a été reçu. » Que dit Jean-Paul II dans le document du 100ème anniversaire de Rerum Novarum ? Èn
fait, il ne traite pas le sujet de la spéculation proprement dite,
ni du prêt à intérêt. La Commission « Justice et paix » C'est
la Commission Justice et paix qui s'exprime de façon spécifique
et très dure sur le système financier et la spéculation
qui semblent être pour eux, indissolublement liés
Des
mesures doivent être prises car le fonctionnement actuel du système
monétaire mondial conduit à court terme, à des catastrophes
sur le plan humain et celui de l'environnement.
Extrait
de
Par ailleurs, parmi les masses financières qui composent les flux d'argent circulant et alimentant la spéculation, se trouvent deux types de flux financiers dont les objectifs premiers trouvent leur source dans la volonté d'échapper à la légalité. Le premier est de l'ordre de la soustraction de capitaux à une fiscalisation dans le pays de leurs propriétaires pour trouver refuge dans des placements dans les " paradis fiscaux". Cette possibilité de " fuite de capitaux" comme il est d'usage d'appeler ce flux, retient nombre de gouvernements de lever de justes impôts sur les revenus mobiliers les plus importants, de peur de les voir rejoindre ces flux d'argent en recherche de placements défiscalisés à l'étranger. Le second est constitué de revenus de commerces illicites comme celui des ventes frauduleuses d'armes, d'alcool, de tabacs ou d'autres produits soumis généralement à forte taxation, ou encore comme celui de l'écoule-ment de produits de contrefaçon ou encore d'uvres d'arts volés, comme enfin, et c'est la masse la plus importante sans doute, celle des stupéfiants de toute nature. Il faut également souligner le fait que, essentiellement par le biais du " blanchiment " de masses importantes d'argent illicite, le système bancaire international est lui-même plus ou moins profondément pénétré et gangre-né par diverses maffias, et en particulier par la maffia russe. Les flux financiers nécessaires Restent - et c'est bien le terme approprié si l'on s'en réfère au fait que, comme on l'a vu, ils ne constituent que 20 % de 1'ensemble des flux finan-ciers et monétaires -, les mouvements d'argent tout à fait licites et souhai-tables. I1 s'agit bien sûr tout d'abord des transferts d'argent correspondant à des transactions commerciales entre pays. Ce sont les importations et les expor-tations des uns et des autres qui constituent le commerce international. Si bien des aspects de ce commerce international posent aujourd'hui des problèmes causés par les choix d'investissements de la sphère financière qui privilégient, on l'a vu, les productions à forte rentabilité immédiate - le plus grand profit financier dans les délais les plus brefs -, les transferts financiers qui résultent de ces transactions réelles de l'activité économique n'ont pas à être mis en cause en eux-mêmes. Les choix de production peuvent être contestés, cela n'implique pas que les modalités commerciales qui les met-tent sur le marché doivent l'être également. Il en va de même des couvertures de risques prises par les institutions financières pour prévenir, dans les règlements commerciaux, les disparités monétaires susceptibles de survenir entre le moment de la conclusion d'ac-cords commerciaux et celui de leur règlement. Ces dispositions ne constituent pas des placements de rentabilité dans l'acception courante de ce terme et leur taux est généralement relativement faible. Des mesures de prélèvement sur ce type de flux financiers risque-raient donc d'en rendre l'existence même aléatoire alors qu'elles sont utiles voire nécessaires au bon fonctionnement des échanges internationaux. Observation et analyse: synthèse. De ce que nous avons ainsi pris en considération, nous pouvons consi-dérer que: - l'impact des gestionnaires de fortunes privés ou institutionnels - que l'on songe aux comportements des fonds de pensions des Etats-Unis par exemple - pèse anormalement sur les prises de décisions économiques; - leur recherche de profit optimal à court terme privilégie la production de biens de consommation immédiate, non durables et dans de trop nombreux cas superflus, plutôt que de contribuer à l'amélioration de la qualité de la vie; - cette priorité accordée au profit optimal à court terme constitue un obstacle à l'accès des pays en développement à un stade de développement économique durable; -
une masse importante de capitaux volatiles provient de transactions illi-cites
constituées de: - toutes les mesures non spécifiquement dirigées risquent de mettre des entraves à ce que la libre circulation des capitaux a de souhaitable pour les activités économiques et commerciales réelles et productrices de mieux être et de développement; - des dispositions doivent toutefois être prises d'urgence, car le fonctionnement actuel du système monétaire et financier international conduit, et cela risque d'être à brève échéance, à des catastrophes tant sur le plan humain que sur celui de l'environnement. |