Solidarité : attitudes et responsabilités collectives

par Andrea Mairate


19 juin 2001

 

Ce document développe une réflexion autour de la notion de solidarité dans le but de montrer qu'il n' y a pas d'opposition, a priori, entre ce principe et celui de l'économie de marché. Plus encore, on pourrait affirmer que l'existence de la solidarité - qui se manifeste à travers de nombreuses formes (fiscale, sociale, économique, etc.) et particularités (entre générations, entre classes ou groupes sociaux, etc.) est nécessaire pour assurer un fonctionnement harmonieux de nos économies. Vouloir nier son rôle et ses fondements conduirait à un appauvrissement moral, voire économique de la société dans laquelle nous vivons. Toutefois, elle implique des règles et des responsabilités, c'est-à-dire des droits et des devoirs.

1. Genèse de la solidarité

De tous temps, la solidarité a caractérisé les sociétés humaines. Dans les sociétés primitives, elle impliquait des obligations de la part de ses membres telles que le partage du surplus.

Au XIXème siècle, un courant de pensée politique inspiré de l'idée de solidarité, le solidarisme, a été fondé - en marge du socialisme - par Léon Bourgeois, qui devint un des promoteurs de la Société des Nations. Dans son « Essai d'une philosophie de la solidarité », ce politicien radical ne cherchait pas moins qu'à « remplacer la charité chrétienne par la solidarité humaine » et plaidait pour le développement de systèmes de prévoyance pour alléger la misère ouvrière.

Le courant de pensée socialiste avait des idéaux nobles de justice (la fin) et mettait l'accent sur l'Etat (le moyen) comme seule solution à la question ouvrière tout en plaidant pour la reconnaissance des droits des travailleurs.

Léon XIII développe son encyclique Rerum Novarum (1891), -que l'on peut considérer comme la source de la doctrine sociale de l'Eglise- , dans laquelle
Il justifie l'intervention de l'Etat dans la vie économique et sociale pour combattre les injustices du système libéral. Mais si l'Etat a le devoir de veiller au bien commun , il faut également préserver l'autonomie de l'individu, de la famille et de la société. C'est l'idée de subsidiarité : entre deux niveaux de responsabilité (ou deux étages institutionnels), la préférence doit aller à celle plus proche de l'initiative personnelle.

Emile Durkheim disait que « l'individu est d'autant plus moral que la solidarité avec la société est étroite ».

L'actualité de ces réflexions n'échappera pas à personne. La solidarité est de plus en plus perçue comme le fondement essentiel du 'bien commun'. Mais, comment ne pas observer aujourd'hui que l'on vit dans des sociétés « qui ne sont plus composées par des individus et des groupes qui veulent vivre ensemble, mais des sociétés où chacun est obligé à ne penser qu'à lui-même, à sa propre survie » .

Ce n'est que dans l'après guerre que l'idée de solidarité se concrétise avec la création du Welfare state. Dans la conception de Beveridge, il s'agissait d'une institution fondée sur des valeurs d'universalité et de justice sociale. Le débat aujourd'hui est étriqué : il laisse peut-être trop de place à la question de la viabilité financière du « Welfare State » sans réellement aborder la contradiction entre les exigences d'efficience et le souci d'équité.

La question de la solidarité pose des enjeux de société, qui vont au delà du problème de la « soutenabilité » des finances publiques, c'est-à-dire de son coût pour la collectivité.

Notre propos entend ici parcourir les pistes de réflexion suivantes :

- La solidarité est-elle nécessaire ou est-ce uniquement une considération d'ordre éthique ?

- L'Etat peut-il poursuivre le 'bien commun' sans en avoir le monopole exclusif et sans réinventer la réalité sociale ou se substituer aux corps sociaux existants ?

- Y-at-il de nouveaux espaces de solidarité qui puissent se développer en vertu du principe de subsidiarité ?

- Quelle éthique de la responsabilité ?

2.Solidarité et finalité de l'économie

Du point de vue de l'économie, le comportement (rationnel) des individus ne peut être identifié avec celui de l'agent qui poursuit de manière autonome ses propres intérêts. Les situations telles que celles évoquées par le 'dilemme du prisonnier' sont en réalité plus nombreuses de ce que l'on croit. En effet, la théorie des jeux montre que la co-opération est toujours meilleure pour satisfaire l'intérêt personnel.

On peut alors comprendre pourquoi le principe de l'homo oeconomicus n'est pas acceptable. Il y a en réalité deux raisons fondamentales. Tout d'abord, les hommes sont différents, et dans certains cas, ils opèrent pour améliorer la position d'autres hommes. Ensuite, il convient souvent d'opérer avec d'autres pour poursuivre des objectifs communs dans le but de réaliser au mieux ses propres intérêts.

La solidarité, qui est à la base de l'éthique, peut donc donner lieu à des comportements bénéfiques pour tous.

Souvent, la solidarité est présentée come une exigence d'ordre éthique qui doit faire l'objet de médiations avec les logiques d'efficience de l'économie. A y regarder de près, ce n'est pas le cas. La solidarité contribue à expliquer les comportements de opérateurs sur des marchés fortements concurrentiels (cf les stratégies de groupes sidérurugiques américains). Seulement dans un contexte de solidarité, les agents économiques, peuvent optimiser leurs objectifs.

Le fonctionnement du marché du travail ne peut d'ailleurs se comprendre si l'on ne considère pas certaines formes de solidarité (par exemple la famille agissant comme un 'filet de sécurité'). Ainsi, les individus qui n'ont pas de travail peuvent montrer quelque réticence à s'offrir pour un salaire inférieur par rapport à ceux qui travaillent.

La « flexibilité » du marché du travail, si elle est identifiée à la liberté de licenciement, est en réalité contreproductive. Il y a des arguments économiques : si un entrepreneur a la possibilité de licencier comme bon lui semble, il sera moins enclin à accroître la productivité en substituant du capital au travail et donc les effets macroéconomiques seront moins bénéfiques. Mais, il y a aussi des raisons qui touchent à la cohésion sociale : les entreprises ont pour fonction de produire des biens et des sociétés utiles pour la société mais elles ne peuvent agir de manière 'libre', sans obéir à certaines règles de comportement ou de droit. L'argument qui consiste à dire qu'il revient à l'Etat de prendre en charge les travailleurs exclus, don't les entreprises n'ont plus besoin, est peut-être trop simpliste !

De même, certaines orientations de politique économique (ou de politique tout court ) sont possibles parce que se manifestent certaines formes de solidarité. Par exemple, lorsqu'est en jeu la position des Etats-Unis dans le monde, le gouvernement américain peut aisément demander des sacrifices aux citoyens.

Le problème n'est donc pas de considérer si la solidarité est le résultat de comportements économiques rationnels,car certaines formes de solidarité peuvent avoir des effets économiques. Par exemple, si le peuple américain est solidaire lorsqu'il s'agit d'affirmer le prestige de son pays, il ne l'est guère lorsqu'il s'agit de revoir les rapports avec l'Amérique Latine, même si à y regarder de près, un développement vigoureux de ce continent peut favoriser les Etats Unis dans le long terme.

La solidarité apparaît ainsi, dans beaucoup de cas justifiée sur le plan économique ; la coopération plutôt que la compétition assure, dans certains cas, l'utilisation plus rationnelle des ressources et un développement plus efficace et équitable.

Toutefois, lorsque l'on parle de solidarité, on ne se réfère pas seulement à des calculs économiques, même à long terme. La solidarité résulte aussi de l'acceptation de valeurs éthiques et peut avoir des motivations religieuses. Il ne peut donc y avoir de contradiction entre intérêts économiques et comportement éthique : le second peut aider le premier à être mieux à l'écoute de la société.

2. L'Etat-providence (Welfare State)

L'Etat-providence est l'expression de la solidarité sociale dans les sociétés modernes. Il a permis d'assurer le bien-être des nations les plus développées tout en garantissant une certaine paix sociale et un niveau de protection élevé des travailleurs. Pourquoi donc remettre en cause le système ?

Les raisons invoquées tournent pour l'essentiel autour des aspects financiers, liés en particulier au coût excessif des retraites et des systèmes de prévoyance. En réalité, le problème est davantage de nature 'institutionnelle : le fonctionnement des schémas de protection est devenu incohérent par rapport au fonctionnement de l'appareil de production, de la famille, du marché du travail. Des critiques s'élèvent aujourd'hui -non sans un certain cynisme -contre le fait que l'on protège des risques qui ne génèrent plus de besoins économiques (par exemple, la vieillesse). Force est de reconnaître que le système a généré au fil des ans des trappes d'inefficience et qu'il faut y trouver remède. Mais de là à démanteler le système… (Il est d'ailleurs triste d'apprendre que le dernier 'hôpital des pauvres' qui existait depuis 200 ans à Washington a été fermé sous prétexte qu'il coûtait trop cher, et l'on sait bien par ailleurs que le marché se désintéresse totalement des malades n'ayant pas de police d'assurance).

Entre 1950 et 1980, on a assisté en Europe à une expansion effrénée des dépenses sociales accompagnées d'une montée en puissance des droits sociaux. Mais les réformes se sont révélées souvent difficiles à traduire dans les faits à cause de résistances sociales et politiques.

Faut-il opposer ici économie et éthique ? Sur un plan strictement économique, le coût excessif du travail et un welfare trop onéreux bloquent la croissance et la capacité d'initiative. D'où la nécessité de politiques visant à encourager plus de flexibité, mobilité et efficience des marchés du travail. Sur un plan éthique, il y a d'autres considérations qui doivent peser sur l'exigence de réforme du Welfare state, en particulier accentuer le caractère solidaire et équitable du système dans le sens d'une meilleure répartition des coûts et des avantages sociaux.

Prenons le débat très controversé sur les retraites. Ce problème nait de l'exigence d'ordre éthique de ne pas faire peser sur les générations futures le fardeau insupportable de maintenir la population active .

Il s'agit d'un problème réel : celui de répartir, année après année, le revenu national entre population active et population inactive. Si sur 100 individus agés de plus de 18 ans, 30 sont inactifs, il faudra assigner, quelque soit le régime de retraites en vigueur, une partie du revenu national (par exemple 20%) --en considérant que ceux qui travaillent devront satisfaire aux besoins des mineurs - pour qu'ils puissent avoir le même niveau de vie moyen des actifs. Pour que les générations actives puissent avoir l'avantage de verser moins de contributions, il faudra comprimer cette part à un niveau inférieur mais avec la conséquence d'une dégradation du niveau de vie des retraités. Mais ce bénéfice ne serait que transitoire pour les travailleurs actuels, étant qu'ils risquent d'être pénalisés eux-mêmes au moment d'aller à la retraite.

Il n'y a donc pas de raison que les générations futures acceptent ce que les précédentes ont refusé. C'est un problème de 'solidarité horizontale' entre ceux qui payent les contributions et les retraités qui en bénéficient pour pouvoir subsister. Quel arbitrage entre présent et futur ?

Ce sont donc des choix que les individus sont appelés à faire ; si aujourd'hui, je ne verse rien, je n'aurai rien demain. Pour le dire en d'autres termes, si aujourd'hui je renie mes parents, je m'expose au risque d'être renié par mes propres enfants.

Nous vivons dans une société qui a perdu le sens de la durée de la vie : avoir plus aujourd'hui signifie avoir moins demain et vice versa. Et c'est parce que nous vivons dans une société qui a perdu le sens du temps, que le futur s'est déprécié et que nous considérons les prélèvements comme un appauvrissement relatif de notre bien être.

On peut aussi aisément démontrer qu'un régime par capitalisation n'est pas plus équitable . A l'échelle de la société, ce régime ne réduit pas la charge globale de la population active et ne se substitue pleinement au financement actuel, car il dépend aussi du rapport entre actifs et inactifs.

La solidarité passe donc par le maintien du contrat entre générations (chacun supporte sa charge en fonction de ses moyens). Les variations démographiques créent des déséquilibres en faveur des générations ayant plus d'enfants mais il y a aussi un élément d'équité : les générations ayant plus d'enfants acceptent une charge plus grande pour les plus jeunes au detriment de leur propre teneur de vie.


3. Vers de nouveaux espaces de solidarité

Retracer la frontière entre l'Etat et la société civile, c'est un choix de société, celui de citoyens libres, solidaires, civiquement plus responsables et plus engagés dans la poursuite du bien commun. La société civile se définit, selon Seligman comme « un système d'aggrégation et de relations sociales qui constitue la structure latente du système politique (en général démocratique). Elle n"est pas la justification de l"Etat, come dans les théories de Rawls .

Pour Marx, la société civile se caractérise par la dégradation de l'homme imposée par les mécanismes qui la gouvernent : elle coexiste avec la communauté politique grâce à une sorte de dédoublement de la personnalité des individus .

Pendant très longtemps, on (des individus aux partis politiques) était plus enclin à faire confiance à l'Etat qu'aux personnes, aux partenaires sociaux et aux associations. Cette méfiance vient de loin, comme nous l'avons vu dans notre introduction : en France, par exemple, il y a eu beaucoup d'hostilité envers les associations, car peut-être dans la mémoire républicaine, elles évoquaient les grandes corporations d'Ancien régime qui avaient paralysé la société française.

La liberté d'association est aujourd'hui élevée au rang des droits de l'homme. Déjà, Tocqueville écrivait : « Là ou vous voyez en France l"Etat et en Angleterre un grand seigneur, comptez que vous apercevrez, aux Etats-Unis, une association ». Et il fallut des luttes acharnées, vers la fin du 19° siècle, pour reconnaître le droit de coalition, la liberté syndicale et la liberté d"association.

Ces avancées décisives pour les libertés ne peuvent nullement être mises en cause. Elles font partie du patrimoine humain. Toutefois, l'Etat exerce encore, dans de nombreux pays des activités qui pourraient être exercées par des associations et des fondations. Celles-ci peuvent, par exemple, prendre en charge des hôpitaux, des écoles ou des universités, des théatres, etc. c'est-à-dire que le secteur associatif - parfois appelé 'non-profit' ou tiers secteur - remplit des missions de secteur public.

Ouvrir de nouveaux espaces de solidarité, c'est savoir remettre en cause le monopole de l'intérêt public exercé par l'Etat sur toute une série d'activités. C'est aussi déléguer à des associations des tâches d'intérêt général ou des activités non marchandes (en particulier des services de proximité tels que l'assistance aux personnes âgées, handicapés, etc.). Ainsi, elles constituent d'utiles contre-pouvoirs dans l'équilibre démocratique (certains auteurs parlent de polyarchie) mais également des foyers de création et d'initiative. Elles sont aussi, dans leur aspect solidaire, les mieux à même à prendre le relais - sans toutefois, s'y substituer pleinement- de l'Etat-providence, qui aujourd'hui atteint ses limites, afin d'assurer la solidarité de proximité (souvent plus généreuse et chaleureuse qu'une anonyme et bureaucratique solidarité nationale !).

Le principe de subsidiarité est, comme on le sait, inscrit dans les Traités de l'Union Européenne et dans de nombreuses constitutions nationales. Ce principe - qui reconnait la primauté de la société civile - signifie, de manière simple, que :

- Rien ne doit être fait à l'échelon de l'Europe qui peut être fait à celui de chacun des Etats membres ;
- Rien ne doit être fait par l'Etat central qui peut l'être au niveau des régions ou des collectivités locales ;
- Rien ne doit être fait par une collectivité publique qui peut l'être par les personnes elles-mêmes, les familles, les entreprises ou les associations.

Rendre son autonomie à la société civile peut être encouragé à travers des mesures de défiscalisation des dons aux associations et aux fondations. C'est aussi les rendre moins dépendantes d'aides publiques. Il serait également opportun de bien préciser le statut d'utilité publique de telles associations de manière à éviter leur utilisation parfois abusive pour contourner les rigueurs de la comptabilité publique.

Le secteur associatif, déjà fort présent dans certains pays européens (par exemple, en Grande Bretagne avec les Charities et en Italie avec les associations caritatives et de volontariat), pourra ainsi jouer un rôle économique essentiel dans le développement d'un secteur non marchand - et même marchand - qui puisse pallier aux insuffisances de l'intervention publique. En outre, il permettra de développer le potentiel de solidarité, d'initiative individuelle et de progrès social, aujourd' hui mis à mal dans nos sociétés.


4. Pour une éthique de la responsabilité


Cherchons à conclure :

N'oublions pas que l'économie a toujours une finalité humaine ; elle n'est pas seulement fondé sur le principe de la « rareté », qui guide l'allocation des ressources.

L'amélioration du bien être matériel implique un renforcement des solidarités. Des systèmes équilibrés de ce type doivent être conçus et construits ; ils ne peuvent s'accomoder de ces entités abstraites, que sont devenus, à notre époque tant marquée de cynisme et d'a-religiosité, les « marchés ». Il faut construire une société qui cherche à concilier dans des termes acceptables pour tous, l'équité et l'efficience', et ne pas l'accrocher de manière superstitieuse aux indices versatiles des bourses mondiales. Certes, pour construire cette maison commune, qui dépasse le cadre des Etats-Nations, il faudra utiliser comme ciment, plus d'altruisme et de solidarité.

Cette tension idéale est l'Europe imaginée par ses pères fondateurs. Elle n'est pas un rêve, mais elle n'est pas encore pleinement réalité. Si les économistes consacraient leurs efforts à construire une économie de marché dans une société solidaire, ils seraient certes plus crédibles, et peut-être plus sympathiques aux yeux des citoyens.

Mais, cette responsabilité incombe à chacun de nous à travers notre propre système de valeurs.

Nous, catholiques, inspirés de la doctrine sociale de l'Eglise, au delà même de nos divisions politiques ou autres, avons des responsabilités importantes. Nous ne pouvons nous désintéresser des problèmes posés par l'organisation de la société. En puisant dans l'Evangile les principes d'un ordre plus juste et solidaire, il est possible, à travers notre propre action, de rendre ce monde meilleur et d'alléger la souffrance de la plus grande partie de l'Humanité .
Depuis quelques années, l'Eglise n'aura cessé, à travers plusieurs initiatives, notamment Jubilee 2000 (lutte contre l'annulation de la dette des pays les plus pauvres) d'élever sa voix contre les phénomènes de globalisation, parlant parfois de 'nouvelles formes de colonisation ».

Le Pape Jean Paul II a déclaré récemment : « la globalisation a engendré non seulement une interdépendance croissante des économies et des systèmes sociaux, mais aussi de nouvelles idées philosophiques et étiques basées sur les nouvelles conditions de travail et de vie introduites dans presque toutes les parties du monde »

La globalisation est aujourd'hui contestée parce qu'elle n'a pas de visage humain et surtout parce qu'elle renforce les inégalités mondiales (cf le n°Economist du 16 juin au titre révélateur : 'does inequality matter ?).

Le cardinal Tettamanzi, archevêque de Gênes, a récemment lancé un appel pour mettre l'homme au centre de la globalisation et plaidé pour des « règles démocratiques visant la recherche du bien commun et de la solidarité » , c'est-à-dire un système de gouvernance mondiale.


Ceci devrait conduire à revendiquer, pour reprendre les mots du Pape « un code éthique commun sans laquelle la logique du marché conduit au relativisme » . A l'approche du G-8 de Gênes, l'occasion nous est donnée de méditer sur le sens de ces mots mais aussi pour élever notre voix en faveur de la paix et de la justice dans le monde.