|
Chers
amis,
Nous voilà à nouveau ensemble après une pause de
plusieurs mois. La raison de cette pause n'a pas été une
diminution de l'intérêt pour nos réunions, mais une
certaine difficulté à trouver le temps pour les organiser.
Cette année nos réunions sont partagées en deux cycles
:
Le cycle qui commence ce soir avec trois séances sur l'Islam social
et la Doctrine Sociale de l'Eglise : convergences et dialogue, et
Un deuxième cycle qui commencera en octobre sur les travaux de
la Convention européenne réunie en vue de la rédaction
du Traité constitutionnel de l'Union européenne.
L'idée de ce cycle sur l'Islam n'est pas une conséquence
des attentats du 11 septembre. La question que nous nous posons s'inscrit
dans la réflexion qui depuis des années est en train de
se faire sur la présence toujours plus grande du monde musulman
en Europe.
Certains soulignent la question de l'intégration de deux différentes
cultures, en donnant pour acquis que les deux cultures sont la chrétienne
et la musulmane. En fait, la culture occidentale n'est pas actuellement
une culture qui peut se définir chrétienne, même si
certains équivoques persistent (En Inde on appelle Christian films,
les films porno).
L'action du Pape en condamnant la guerre du Golf et tout son enseignement
successif que nous examinons ce soir ont visé à bien distinguer
la civilisation occidentale de la civilisation chrétienne. La civilisation
occidentale est fort imprégnée de la culture de mort, comme
l'appelle le Pape, qui avec ses valeurs matérialistes considère
des grands avancées de civilisation l'avortement, l'euthanasie,
la contraception, la manipulation génétique.
Une vision religieuse du monde nous rapproche plus entre juifs, musulmans
et chrétiens.
Le choix du thème de ce cycle a ainsi été motivé
par le besoin de mieux comprendre comment dans le débat sociétale
actuel les chrétiens et les musulmans qui vivent en Europe ont
des préoccupations communes.
La législation sur la famille, sur la dignité de la vie
humaine, sur la liberté d'enseignements, sur les manifestations
publiques de culte, ainsi que sur les principes fondamentaux du droit
des gens qui vont être repris dans des textes fondationaux de Union
européenne élargie requièrent une approche religieuse.
Sur bien de ces questions l'approche chrétienne et celle des musulmans
qui vivent en Europe peuvent coïncider, mais il faut, toutefois,
mettre en évidence ces coïncidences. La récente rencontre
interréligeuse d'Assise du 20 janvier que le Pape a promue est
un encouragement pour chacun de nous à aller dans ce sens.
Nous aurons trois réunions avec des intervenants de différente
sensibilité : un membre de notre groupe expérimenté
en l'enseignement de Jean-Paul II , un juriste palestinien d'origine chrétienne
et un professeur de religion islamique.
La réunion de ce soir sur
Le dialogue interreligeux dans l'enseignement de Jean-Paul II
est introduite par un exposé de Louis Dujardin, que bien de vous
connaissez bien parce qu'il est membre de notre Groupe depuis son commencement.
Il nous a déjà fait une présentation en 1998 à
propos la conception du travail dans l'enseignement de Jean-Paul II.
Louis DUJARDIN est père de cinq enfants et maintenant grand-père
six fois.
Il est Docteur en droit et en Sciences économiques de l'Université
de Louvain.
Il a fait sa carrière dans les affaires financières à
la Générale de Banque, en partie dans le secteur international
et puis au sein du Patronat européen dont il a été
le Directeur de la fédération européenne l'UNICE.
Il a enseigné pendant plusieurs années les Questions monétaires
internationales à l'Institut Supérieur de Commerce St. Louis
de Bruxelles.
Actuellement, il est consultant de différentes organisations européennes
pour le suivi en particulier des travaux du Parlement européen
sur des thèmes comme celui de la Charte européenne des Droits
fondamentaux qui a été adoptée en 2001 et de la nouvelle
Convention européenne réunie en vue de la rédaction
du Traité constitutionnel de l'Union Européenne.
Ses préoccupations l'ont porté récemment à
devenir président de la Fabrique d'église de la basilique
de Koekelberg.
A toi, Louis, je te cède le plancher.
|