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Homélie
de Mgr A.-M. Léonard
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( ) Je voudrais terminer par un dernier service qui appartient à tout le Peuple de Dieu - c'est le service de la Vérité Il y a quelque temps, la Congrégation de la doctrine de la foi a publié une lettre sur le comportement des chrétiens en politique. J'en parle à dessein, parce que nous sommes à un mois d'échéances électorales dans notre pays et que nous allons exercer la responsabilité en matière politique. spécialement ceux et celles parmi vous qui sont peut être engagés activement dans la vie politique, et de toute manière ceux qui sont appelés par leur vote à participer à la vie politique. La responsabilité des chrétiens en politique est considérable. J'attire votre attention sur certains pièges qui sont inhérents à la démocratie qui est la forme de vie politique la meilleure que l'on connaisse dans l'histoire de la vie sociale. Mais la démocratie et notamment le formalisme du vote dans une démocratie, ne sont pas un absolu. La puissance publique, l'Etat, n'a pas tout pouvoir, il est précédé par le droit qui est inhérent à la dignité de la personne humaine et à la dignité de la famille. Le pouvoir politique n'a donc pas une autorité absolue sur la personne humaine ni sur la cellule fondamentale de la société qu'est la famille. Il les présuppose et doit les respecter. Lorsque, à la faveur d'un vote, démocratique formellement, d'un vote majoritaire, on légalise l'euthanasie ou institue le droit au suicide assisté et, tout en respectant, en principe, l'objection de conscience, oblige ainsi une profession, la profession médicale, à changer de sens air nom de la liberté de l'individu, lorsqu'on exige de la profession de l'art de guérir - qui est la vocation première des médecins - qu'elle devienne aussi l'art de faire mourir, alors il y a là un abus, même si cet abus est voté démocratiquement. Quand, et cela s'est fait sans que personne n'en parle -on était occupé à la guerre de l'Irak-, quand on légalise l'expérimentation sur les embryons humains, quand on ouvre la porte à la fabrication d'embryons humains rien que pour l'expérimentation, quand on ouvre la porte au clonage dit thérapeutique pour, à partir d'embryons humains, produire des tissus qui auraient éventuellement - ce n'est pas encore prouvé - une utilité thérapeutique, alors qu'il y a d'autres pistes de recherche qui sont disponibles et même techniquement plus sûres, quand on autorise l'expérimentation sur ce que nous avons tous Iété : un embryon, et nous ne sommes là que parce que, quand nous étions un embryon, on nous a respectés et on n'a pas fait sur nous des expérimentations, quand on autorise cela, c'est un abus, fût-il voté démocratiquement. Et lorsqu'on appelle " mariage " ce qui ne peut pas être un mariage parce que le mariage est union stable et reconnue d'un homme et d'une femme, on commet un abus, fût-il voté démocratiquement. Si deux hommes veulent vivre ensemble ou deux femmes ou quelque forme de vie commune que l'on puisse imaginer, il existe pour cela diverses formules - il y a des pacs, il y a des pucs, il y a des pies, etc. ... Mais appeler " mariage " ce qui ne petit pas être un mariage, changer le sens de la réalité en même temps que le sens des mots, c'est un abus, fût-il voté démocratiquement. Et nous avons, en citoyens, à encourager les hommes et les femmes politiques, à encourager les formations politiques qui partagent ce genre de préoccupations. C'est aussi un service que nous rendons. L'Esprit
qui nous a inondés lors de notre baptême et de notre confirmation
est un Esprit de louange à l'adresse du Christ, notre Sauveur Il
est un Esprit de joie parce que nous sommes son peuple, parce que nous
sommes le Peuple de Dieu. C'est un Esprit de croissance dont vont bénéficier
ces jeunes qui vont bientôt être confirmés. |